Voilà donc un mois que nous
sommes rentrés au Paraguay. Cela aura été une grande période d’adaptation à
3 : cet article sera dédié à che memby porâ, ainsi que les croyances et
autres remèdes paraguayens. Et puis, bien évidemment les sorties dans les rues
d’Asunción… à poussette Paris/Dakar.
- Attacher le bébè
- L’habituer très tôt aux vibrations inégales de la rue
Quelques traditions paraguayennes
Car en effet, la moindre sortie,
qui normalement prenait 5 minutes à pied, est devenue un vrai parcours du
combattant en poussette. Les obstacles :
- Le nouveau gros tas de gravats de la maison en travaux depuis septembre 2011
- Le vieux gros tas de terre tassé de la maison d’en face dont les travaux sont finis depuis septembre 2011…
- Le lapacho (arbre typique du Paraguay) qui a repris ses droits…
- Chaque maison choisit son trottoir d’entrée (« tiens, et si je faisais une rampe de sortie pour ma voiture ! et pour l’entrée d’à côté je vais faire 3 petite marches ! »)
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| Les travaux ou les marches? |
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| Les racines du Lapacho ou le poteau électrique? |
Donc, reprenons, toute sortie aura
les particularités suivantes :
- Poussette 4 roues motrices et poignées ergonomiques - Attacher le bébè
- L’habituer très tôt aux vibrations inégales de la rue
… Et le plus
beau dans tout ça, c’est que Najam s’endort vraiment…
Peu après la naissance de Najam,
Luis (notre voisin fruits et légumes) nous conseillait d’apaiser ses coliques
en humidifiant l’index à notre salive et tourner du doigt autour du nombril
dans le sens des aiguille d’une montre. J’ai presqu’envie de rajouter « avec
l’autre doigt dans ton trou du c… et tu retiens ta respiration jusqu’à 10 ».
En fait à y réfléchir, ça correspondrait à un massage comme on nous les
conseille en France.
Plus drôle encore, Miriam (notre
femme coup de pousse ménage) nous assurait que ce n’était pas les coliques mais
« el mal de cuerpo » et qu’il fallait que le papa aille courir pour
revenir avec un Tshirt plein de sueur et enrouler le petit dedans. « Ils
arrêtent de pleurer, ça marche j’ai fait ça pour mes 2 filles ». On n’a
pas testé mais en même temps, je me dis que 30 minutes à tremper dans la sueur
de Bernard ça doit donner envie d’arrêter de pleurer direct (« ok promis ‘man
j’arrête mais sors moi de làààààà » !
Et puis Luis est revenu à la
charge « Ah ! C’est le mal de cuerpo ? C’est parce que tu tords
les habits quand tu les essors » (nb : Luis et sa famille ne roulent
pas sur l’or, ils font leur lessive à la main) « mais Luis, j’ai une
machine à laver » « ah, que siiii pues claro es la centrifugeuse ! ».
On n’a pas testé sans l’essorage…
Plus récemment, Noémie me
rapporte qu’on lui a conseillé, pour arrêter le hoquet, de poser un morceau de
coton mouillé sur le front entre les 2 yeux. Elle l’a fait et… ça MARCHE oui
oui oui ! C’est plus facile ça que de faire peur à son bébé ou de lui
boucher le nez quand il tète.
Miriam est arrivée un moment où l’on
finissait notre petit dèj avec Najam. Elle m’a dit qu’il ne faut pas manger
devant son bébé sinon « le duele el corazon », ça lui fait mal au cœur
et il peut en mourir. C’est sa grand mère qui lui a raconté qu’un jour dans le
bus un monsieur mangeait une chipa devant un bébé et qu’il en est mort parce qu’il
le regardait avec envie. Pas facile donc de manger avec la poussette qui te
tourne le dos. Mais finalement, Miriam m’a rassurée « c’est bon, tu l’as
habitué déjà ». Ouf !
Dernière petite perle de Miriam
(j’adore Miriam, on rigole bien et en plus elle est mignonne de me demander à
chaque fois si c’est vrai ou pas, comme par exemple « c’est vrai que si la
coiffeuse te coiffe alors qu’elle est enceinte, tu perds tes cheveux ? ».
Elle ose me demander, toujours avec un petit sourire jemesensunconmaisj’ycroispeutêtreunpeu. Là, on parlait
contraception : « j’ai entendu dire que si tu allaites en
prenant la pilule tu deviens homosexuelle, c’est pas vrai verdad ? »
Voilà pour les petites anecdotes
paraguayennes et pour couronner le tout, le pédiatre de Najam répond toujours à
mes questions par « no hay reglas » il n’y a pas de règles. Pour le
sommeil, le rot, les renvois, les tétées, les dents tout tout tout « no
hay reglas ». C’est rassurant et déconcertant à la fois…
C’est bon, Miriam, Luis, le
pédiatre : Che memby pôra est entre de bonnes mains.


Hahaha!! Et n'oublie pas!Si jamais ton enfant est constipé, il faut lui enfoncer une branche de persil dans l'anus!
RépondreSupprimerSalut Marilou et Bernard! C'est un vrai régal votre blog! Et merci pour les belles photos que tu m'as envoyées par mail Marilou, je suis fan! Je vous souhaite tout plein de bonnes choses et j'ai hâte de lire vos prochaines aventures, gros gros bisous à tous les trois!Candice
RépondreSupprimerNo hay reglas ...... c'est bien ainsi.. tout est dans l'intuition..;
RépondreSupprimerprenez soin de vous et de Najam..
bisous
tata teta
Chez nous les recettes de grands mères sont parfois bizarres pour l'éducation des enfants mais chez vous elles sont pas mal non plus. Racontes nous d'autres anecdotes comme celles ci
RépondreSupprimerbisous à vous trois
tonton Patrick et tata Christine
Avec tous les sages conseils dont vous êtes entourés, nous voilà rassurés (on m'a également dit que si on sortait un enfant sous la pluie cela l'aidait à grandir).
RépondreSupprimerLe parcours du combattant avec la poussette est moins typique et correspond parfaitement à ce que j'ai connu en France. Le bon côté, ça masse et ça évite la constipation pour le bébé (si si on me l'a aussi raconté) et le parent qui pousse la poussette (l'exercice facilite le transit).
Merci pour ces bons moments que vous nous faites partager avec votre blog.
Bises. Sylvie.
Ahh le parcours du combattant en poussette !! je confirme, en plus Najam 10 fois trop petit pour la poussette !! Maintenant il doit un peu plus la remplir. Je vous fait des gros bisous, et un gros calin a mon petit cousin d'amour !
RépondreSupprimerCéline