Pour ces vacances de janvier, nous avons décidé de partir en
Patagonie. Je me demandais quelle aventure allait se produire cette année. Il y
2 ans, nous étions bloqués à 4000m d’altitude un jour férié sans batterie dans
la voiture, l’année dernière nous étions partis sans carte bleue. Et bien les
amis, vous allez voir que le cru janvier 2013 est un millénium !
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| Jouer avec les culottes et les caleçons de mes parents, ça fait passer le temps! |
Nous partons le 23 décembre, direction Posadas pour passer
Noël avec les copains. Au menu : Barbecue à gogo ! Najam nous fait un
super cadeau : une 4e dent avec poussée de fièvre et dit son 1er
« mama ». Bernard m’a offert un kinder surprise et nous nous
apprêtons à faire un magnifique voyage en Patagonie.
26 Décembre :
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| Aucun fruits et légumes étrangers ne passent en Patagonie. On mange tout plutôt que de jeter. |
En route vers le sud ! Nous parcourons entre 500 et
600km par jour. Le soir, on demande à garer la voiture chez les paysans vivant
au bord des routes, on l’a arrangée de telle sorte à pouvoir dormir dedans,
Najam a son petit coin et le reste du matos rangé sur les étagères. C’est un
peu Tétris à chaque fois mais ça reste confortable. 2500km de parcourus : c’est
le début de la Patagonie ! Nous avons prévu de descendre jusqu’à Peninsula
Valdés (côte atlantique) puis traverser vers les Andes et remonter du côté de
Bariloche. Une belle boucle de 7000km… En France, après une sortie de 300 bornes,
on a besoin d’un week end pour s’en remettre, et bien imaginez partir en
Afghanistan, à Kaboul ou encore à Lusaka, capitale de la Zambie pendant vos
vacances de Noël (5 semaines, je sais, on a de la chance…). Ca change toutes
les perspectives non ?
Arrivés à Viedma, 900km au sud de Buenos Aires, nous
décidons de prendre une piste qui longe la côte et passer notre 1ère
nuit sous le calme des étoiles. Des centaines de perruches sillonnent le
ciel !On se trouve rapidement un petit coin tranquille, vue sur le coucher
de soleil, on peut préparer notre diner tranquille. Il ne fait pas trop froid
mais le vent souffle fort.
| Les perruches |
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| Ca souffle! |
30 Décembre :
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| 1er campement et vue |
Joli lever de soleil, le vent s’est calmé, voilà une belle
journée qui s’annonce pour finir notre route à Peninsula Valdes (500 bornes) et
commencer les vraies vacances ! Et bien non, on a eu un accident, la
voiture a dérapé sur la piste… tonneau… Plus de peur que de mal… On était tous
attachés, Bernard s’est légèrement ouvert le bras, moi une égratignure au pied.
Najam rien. Beaucoup de terre dans la voiture, on a fait un tonneau parfait,
réception sur 4 roues, manquait plus que le « hey Rodriguez » !
Pas de réseau, il ne nous reste qu’à attendre. Une voiture
passe au bout d’une heure. Gustavo nous aide à réparer ce qu’il peut. On change
une roue crevée, on récupère les vitres cassées sur le bord de la route. On
colmate le trou du radiateur. Heureusement le temps nuageux nous permet de ne
pas souffrir de la chaleur.
Passe ensuite une seconde voiture, Luis, José et Alicia, nos
anges gardiens. Ces argentins ont une maison secondaire à Bahia Creek, 5km de là, ils nous proposent de venir le
temps de réparer la voiture et de repartir vers une plus grosse ville (à 1h de
route). Gustavo nous tracte la voiture jusque là bas. A Bahia Creek, il n’y a
pas d’eau courante ni électricité, tout marche au moteur. Najam prend un tout petit
bain, nous une douche froide puis les gens commencent à venir prendre nouvelles
de ce jeune couple français avec bébé qui a fait un tonneau.
Commence alors une formidable chaîne de solidarité.
L’électricien refait démarrer notre moteur, Bernard et Luis
recouvrent les trous du pares brise et vitres passagers avec une bâche. On
s’apprête à repartir, et finalement José et Luis insistent pour qu’on reste
chez eux « vous allez manger de la poussière avec la voiture dans cet
état, restez pour les fêtes ! Et vous repartirez avec mon frère le 1er
janvier ». Ouf !
Un ami se rend à Viedma (la grosse ville) ce jour là et
propose de déclarer l’accident à Mapfre pour nous. La dépanneuse viendra
récupérer la voiture le 1er janvier. Un autre ami nous donne les
clés de sa maison, plus grande, où on pourra s’installer avec Najam.
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| Maison et vue sur la baie |
31 décembre :
Une journée digne d’un hiver français. Des rafales de vent
en pleine face (les maisons sont à même pas 10m de la falaise), pluie. On
allume la cheminée, prend un bon maté. Bernard part faire un tour en quad sur
la plage, Alicia adore s’occuper de Najam qui ne se lasse pas de faire rire la
galerie. Bref on se sent bien ! Manque plus qu’un agneau grillé pour faire
plaisir à Bernard. On fait goûter notre muscat et foie gras, tout le monde
adore. A 23h45, on débarrasse vite la table pour y installer une jolie nappe,
des guirlandes, des bougies, des chocolats, nougats, cakes, turron et remplir les
verres de mousseux.
| Agneau! |
| Bonne année 2013! |
1er décembre :
On rentre à Viedma, dans la maison principale de José et Luis. Je n’ose même pas imaginer les démarches administratives sans eux. Déclarer le sinistre à la police (qui était sans électricité « repassez demain ! »), passer chez Mapfre Argentine, appeler Mapfre Paraguay. Faire comprendre à Mapfre Paraguay qu’on n’est pas à Asuncion… Trouver un moyen de faire rapatrier la voiture, et nous on rentre comment ? Ils nous payent le bus ! On préfère payer la différence de l’avion (et éviter 40h de bus non stop avec Najam). Bernard rentre avec la remorqueuse. Mais attends… Il nous faut un papier m’autorisant à voyager avec Najam mais sans le père non ? Oui, nous confirme le service immigration. Nous sommes le jeudi 3 janvier, 14h. La poste est fermée, repassez demain pour le timbre fiscal.
Nous passerons 4 jours en excellente compagnie. Luis adore cuisiner et boire du bon vin. José adore bavarder. Bernard et moi sommes comblés ! Pâtes aux fruits de mer, gambas grillées etc… Que le rythme argentin est agréable ! Sans compter que c’est ville morte entre 13h et 17h, idéal pour la sieste. Le soir, on ne mange qu’entre 22 et 23h et même les bébés sortent au resto. On l’a remarqué à la pizzeria où il y avait 4 petits de moins de un an, qui rajoutaient quelques décibels au milieu du brouhaha ambiant. On est bien loin des horaires et des codes à la française.
4 janvier :
Les 12 travaux d’Astérix. Formulaire A38.
Notre avion part l’après midi à 15h et on n’a toujours pas cette fichue autorisation…car il nous manque l’acte de naissance de Najam, qu’on n’a pas sur nous évidemment. Bernard passera la matinée à chercher une solution. L’acte de naissance scanné qu’il a sur sa boîte mail ? Non, il faut l’original. Faire appel à un notaire ? Pas là. Il appelle finalement le consulat de France à Buenos Aires qui contacte le service centrale d’immigration, qui dit qu’on a besoin de… rien.
| Maté, version jeu pour enfant! |
Retour sur Asunción :
Najam et Marilou :
Départ Viedma 16h, arrivée à Buenos Aires à 19h
Départ Buenos Aires 22h, arrivée Asunción minuit.
Ah non ? Départ Buenos Aires 22h30, euhh…23h15, ah ben non 4h ! Et non, t’y as cru c’est 6h15 ! Najam a ronflé peinard dans sa poussette, moi je me suis gelée dans la salle d’embarquement, picassotée en beauté (cf Foresti).
Bernard :
2500km à 80km/h
Départ Viedma à 16h30 le vendredi 4.
Arrivée Asunción à 5h du mat le dimanche 6.
38h de remorqueuse dont une journée de route débutant à 7h30 et se terminant à 3h30 le jour suivant (« le chauffeur est une machine »). Impossible de dormir dans la cabine, trop inconfortable, picassoté en beauté (cf Foresti).
Samedi 5 Décembre, Asunción :
On avait profité de ces vacances pour autoriser la proprio à lancer des travaux dans la cuisine, refaire le toit. Nous revoilà chez nous, sans cuisine, avec beaucoup de poussière, 38°C, sans voiture. Mais on est ensemble !
On découvre les joies du Delivery, on se fait plein de resto, on a installé le frigo dans le salon et le camping gaz, on fait la vaisselle dehors au jet d’eau, bref du camping quoi ! Exactement ce qu’on avait prévu de faire, avec les montagnes de Bariloche et les pingouins de Péninsula Valdès en moins.
On s’est donné rendez-vous dans un an avec Luis et José pour voyager en Patagonie ensemble.

Le « bonne année »2013 aura eu une toute autre valeur à nos yeux et pour reprendre les mots d’un ami d’ici « le bonheur d'être en vie et heureux tous les trois ensemble ! C'est ça le secret du bonheur. Déguster l'instant présent en ayant conscience de sa rareté et en restant émerveillé devant ce miracle d'exister. »





Je veux bien que vous appreniez les pirouettes à Najam mais sans la voiture.
RépondreSupprimerEncore de l'aventure, de belles rencontres et de jolies photos. On adore...
Bises des argenteuillais.
Ah ben cet été on apprend les tonneaux made in USA c'est sur!
RépondreSupprimerQUE d'emotions!!! quelle aventure ..; enfin tout est bien!!! bisous les enfants prenez soin de vous.;
RépondreSupprimertata
Ahlala! je connaissais déjà l'histoire, mais j'ai quand même failli verser ma larmounette... Heureusement, tout est bien qui finit bien!
RépondreSupprimerOn vous aime, les berijam! continuez vos belles aventures!
Noémie
Ahahaha! Rodriguez! Père, mère et fils! Vous êtes des warriors! Gros bisous les sacounos à très bientôt j'espère love you sistah' beaufah' et neuvah' <3 coeur coeur xd hihihi
RépondreSupprimer(ps: la derniere fois en discutant avec maman j'ai repensé a un truc qui va te faire rire je pense. Maman air serieux: "Dans le dialogue avec l'ange, l'ange a dit: la guerre est nécessaire.)
Bon je vais dormir parce que demain j'ai "beaucoup d'travail ... Sheleumaow!
Muchos besos
de la part des argentins du 91 - excellente année et attention aux routes de Patagonie ou d'ailleurs, elle ne sont pas très sûres en général ! j'ai frissonné et adoré la fin, soit un retour aux valeurs essentielles ... grosses bises à votre petite étoile qui pour le coup en a une de bonne étoile ... bien à vous - Sylvie, Seba, Julian & Esteban
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